samedi 10 janvier 2009

She's The Man

Voici un album que le hasard a mis sur ma toile, et qui une fois n'est pas coutume me fait penser que le hasard est une chose éminement bien faite, parfois.
Car c'est chose acquise aujourd'hui, cet album-écrin est une merveille. Dès les premières notes, la voix intemporelle de la belle White aura tôt fait de vous mettre à l'aise. Pas d'excès ni de fureur chez la demoiselle, tout est calme, reposé. De la belle musique donc, avec pour arrière-cour et c'est tant mieux, de sobres sonorités jazzy, trois petites notes de piano et un tempo au plus bas. Mélancolique pour un sou, les paroles nous dressent modestement l'état d'un monde au milieu duquel la frêle demoiselle se sent un peu perdue (Great imperialist State ; The American War), sans vouloir toutefois céder complètement à la morosité ambiante ( Sweetest Love song), mais tout en restant lucide sur ses naufrages existentiels (I didn't Have A Summer Romance ; Roses Are Not Dead).
Mais c'est peut-être là que réside le charme de cet album, dans cette façon si particulière de réunir les tourments les plus intimes aux plus grandes faillites des temps modernes. S'observer pour mieux observer le monde et finir par conclure qu'après tout I'm The Man.

Simone White, "I'm The Man"

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