Voici le disque qui m'a définitivement réconcilié avec mes Doc Martens, celui grâce auquel je comprends mieux la fascination qu'a pu exercer sur moi la musique underground des années 80. Celle qui passait en club notamment et qui faisait danser d'étranges personnages, tous plus excentriques les uns que les autres. C'est sans conteste un disque froid, septentrional même, mais paré de mélodies absolument fabuleuses. Un peu comme ces godillots sur lesquels se tenaient mes danseurs nocturnes, et qui n'empêchaient pas qu'on arbore les parures les plus sophistiquées. Les morceaux regorgent en effet d'instrumentations inédites et sont à la fois suffisamment longs et complexes pour finir par devenir parfaitement entêtants (Budapest ; Carrie Ann). Les voix sûres et détachées, comme hermétiques, ont ce pouvoir étrange de savoir vous hanter sans vous importuner. On écoute ce disque en étant absent à soi, aux autres, comme par enchantement.Poni Hoax, "Poni Hoax"
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