jeudi 9 juillet 2009

Grey Light Time

Voici un disque que le hasard - auquel je ne crois pas - aura mis entre mes oreilles un clair après-midi de juin. Rien de bien nouveau dans ce que nous propose cette jeune new-yorkaise, qui fut manifestement envoûté par sa guitare aussi précocement que je le fus par la musique. User ou abuser du charme évident de la jeune fille, - qu'elle aura réussi à placer et dans sa voix et dans sa personne -, me semble bien être les seules options valables. Et c'est tant mieux, car on ne sera pas déçu de s'être allé promener le long des quelques titres qui campent sagement cet album. Dans une veine folk intimiste, on pense à Emily Jane White, qui pour l'occasion donne l'impression de s'être incarnée momentanément en la personne de Kesang Marstrand, même si cette dernière demeure dans un répertoire plus conventionnel et moins personnel que son aînée.
La simplicité des compositions aidant, on aura le sentiment d'évoluer dans un espace exclusivement réservé aux humeurs grises, de celles qui donnent l'impression que le temps s'est arrêté et qu'il serait vain de lui imputer le cours des choses. D'ailleurs, la pose campée par la jeune femme sur la pochette ne suggère pas autre chose, alors, pourquoi lutter ...