Beaucoup vous diront que les soirs de pleine lune, il se passe des choses inédites. Des choses plutôt inquiétantes d'ailleurs, à la limite du paranormal. L'esprit tout entier semble comme attiré par les hauteurs célestes, comme magnétisé par la voûte, où brille impassible et parfait l'astre lunaire. Pour les High Dials, pas de doute possible, il y a une vie sur cet ailleurs. C'est en tout cas là-haut qu'ils donnent l'impression d'avoir composé leur album. Le paysage, qu'on imagine déserté, apparaît pourtant comme une terre d'accueil, riche d'inspirations et d'intuitions fertiles. La musique qui s'en dégage alors semble comme baignée par un halo lumineux, le même que celui qui se dégage de cet astre nocturne dans sa période la plus faste. Dans cette obscurité lumineuse, on est heureux de savourer les quelques titres livrés pour notre seul bon plaisir. De These Days Means Nothing To Me aux francs accents psychédéliques à Oisin, My Bastard Brother, nettement plus emporté, on est ravi d'avoir fait le déplacement et on imagine déjà notre prochain séjour.The High Dials, "Moon Country"
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