samedi 7 février 2009

Blessed Sleepwalker

Pour apaiser les esprits foudroyés par l'indomptable Irlandaise, sans pour autant risquer de retomber dans une nonchalance hébétée, il pourrait s'avérer astucieux de déléguer cette humeur embarrassante à quelque chanteur bien inspiré d'en faire de jolis couplets. Pour ce faire, The Leisure Society arrive à point nommé. La voix, qu'on sent par moments comme découragée, presque sur le point de s'assoupir, donne l'impression de chanter au pays des songes. Agrémenté d'instrumentations minimalistes qu'on jurerait avoir été empruntées à un fabricant de poupées, l'album donne le sentiment de se trouver emporté par un manège, mais dont la vitesse aurait été réduite et sans qu'il soit jamais plus possible de l'arrêter. Les choeurs qu'on trouve posés ça et là accentuent l'impression de faire un somme enchanté. On ne s'étonnera donc pas de trouver le repos à l'issue de cet épisode délicieusement indolent.

The Leisure Society, "The Sleeper"

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire